Fan2polar mais pas que ...

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AUBERT Brigitte - Série Elise Andrioli - La Mort des bois, des neiges, au Festival de Cannes

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Pourquoi ce(s) livre(s) ?

 

Très étrangement, Brigitte Aubert fait partie de ces auteurs - pourtant bien installés dans mon genre de prédilection et ce, depuis de nombreuses années - que je n'ai pourtant jamais lus ! Je ne saurais vous dire pourquoi mais je reporte régulièrement la découverte de son œuvre. Du coup, j'ai choisi de remédier à cela en l'inscrivant à mon Challenge ABC Polars. J'avais opté pour La Mort des bois en ignorant que c'était le premier roman d'un cycle. Je vais vous expliquer pourquoi, découvrant qu'il y avait d'autres "Mort", j'ai enchaîné les 3 romans ...


 De quoi ça parle ?

 

La Mort des bois

Tétraplégique, muette et aveugle à la suite d'un attentat terroriste, Elise vit en fauteuil roulant. Elle ne désespère pas, mais un jour, alors qu'elle attend sa dame de compagnie dans un parking, elle est abordée par Virginie, sept ans, qui lui donne des renseignements inquiétants sur des meurtres d'enfants, dont celui de son propre frère. C'est la Mort des Bois qui a frappé, précise la fillette, et elle n'a pas fini. Démasquer l'assassin avant qu'il ne tue encore, telle est la tâche terrifiante à la quelle Elise doit aussitôt s'attaquer. Sous peine de mort, bien sûr : la Mort des Bois sait qu'Elise est au courant.

 

 

La Mort des neiges

Après avoir résolu l'énigme des meurtres d'enfants à Boissy-les-colombes et vendu son histoire dont on a fait un livre intitulé La mort des Bois, Elise Andrioli, qui a subi une nouvelle opération, décide d'aller se reposer à la neige. Elle s'apprête à partir lorsque Brigitte Aubert lui transmet un courrier dans lequel un certain D. Vore déclare que, certes, Elise est un ange, mais que justement, dès qu'il voit un ange, il sent tous ses démons se réveiller et que le plus impérieux de tous, Désir, saura le mener à elle. Vaguement inquiète, Elise rejoint la station de castaing, où Francine Atchouel, la directrice d'un centre de loisirs pour handicapés, l'invite à parler de ses exploits : l'exemple d'Elise devrait aider ses pensionnaires à mieux supporter leur difficile existence. Elise accepte. Elle apprend alors qu'un meurtre horrible vient de se produire dans les environs et - coïncidence ? - est abordée par un inconnu qui lui remet un bien étrange cadeau.

 

 

La Mort au Festival de Cannes

Le retour d'Elise Andrioli, la célèbre enquêtrice de La Mort des bois, dans une comédie policière style "Agatha Christie sous amphètes". Devenue tétraplégique, aveugle et muette à la suite d'un attentat, Elise est invitée au Festival de Cannes comme membre du jury Jeunes Talents. La voici sur la Croisette dans son fauteuil roulant aérodynamique à turbo intégré. Grâce aux miracles de la médecine, Elise a progressé : elle peut bouger la main gauche, saluer comme la reine d'Angleterre et utiliser un ordinateur à synthèse vocale spécial non-voyants. Heureusement, son flair intact lui permettra de voir clair (!) dans les morts suspectes et spectaculaires qui se succèdent à un rythme plus effréné que celui des projections. Et de mettre le capitaine Kevin Isidore, une sorte de Columbo champion de boxe thaïe et dont l'enquête patauge plus qu'un peu, sur la piste d'un meurtrier aussi rapide qu'inventif. Optant résolument pour la légèreté et sans se départir de son humour dévastateur, Brigitte Aubert nous offre un polar féroce et hautement divertissant.


 Ce que j'ai à en dire après lecture(s) ?

 

Vous devez déjà vous dire que, si j'ai lu les 3 romans dans la foulée, c'est que j'ai dû beaucoup apprécié ! Eh bien, ce n'est pas aussi simple ... Ne souffrant pas de "masochisme littéraire", je mentirai en vous disant que je me suis fait violence. Mes lectures ont été, somme toute, plutôt agréables mais, car il y un "mais" - vous vous en doutiez, hein ? - donc, mais ces 3 romans ne sont pas les meilleurs polars (ou thrillers ?) qu'il m'ait été donné de lire.

 

Brigitte Aubert a eu une formidable idée en érigeant à la place de l'héroïne, à la fois enquêtrice et victime, une tétraplégique aveugle et muette. Cet atypisme a su, dès les premières pages, retenir toute mon attention. Surtout que l'auteure, évitant le piège de la compassion, a doté son héroïne d'un caractère bien trempé, pratiquant l'autodérision avec humour, jouant sur l'ironie à la limite du sarcasme, portant un regard (mauvais jeu de mots de ma part !) très lucide sur son état ... Bref, il est difficile de ne pas aimer Élise Andrioli !

C'est d'ailleurs pour elle, pour la retrouver, que j'ai lu, à la suite, ses 3 "aventures". Sans elle, Brigitte Aubert n'aurait pas su me retenir par ses seules intrigues, disons-le !

 

Le dénouement de La Mort des bois, environ les 50 dernières pages, m'ont quelque peu déçue. Trop d'invraisemblances à mon goût !

Dans La Mort des neiges, la déception a été encore plus forte car cela carrément frôlait l'abracadabrantesque ...

Seul La Mort au Festival de Cannes m'a paru relativement bien tenir la route en terme d'intrigue, peut-être parce que l'aspect pastiche de polar est plus assumé par l'auteure. Je ne saurais dire précisément !

 

Alors, si je devais noter séparément la forme du fond, je donnerais 16/20 à la forme car j'ai beaucoup aimé l'écriture de Brigitte Aubert qui a su donner vie aux pensées de Élise et je mettrais 12/20 au fond en raison des dénouements manquant de réalisme, à mon sens.

 

 

 

 

 

Ma note : 14/20

 

 

 


 

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22/01/2017
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