Fan2polar mais pas que ...

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BEVERLY Bill - Dodgers

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Pourquoi ce livre ?

 

 

Il y a des références que je ne peux ignorer ! Clockers et The Wire en font partie ...

Clockers est un roman, paru aux débuts des années 90, de Richard Price. Une grande fresque sociale et urbaine que tout bon lecteur de littérature noire se doit d'avoir lu ! Et The Wire est certainement une des meilleures séries jamais produites ... peut-être parce qu'elle est en partie inspirée de ce fameux Clockers et qu'elle a compté parmi ses scénaristes de grands noms de la littérature policière !!

Si vous n'avez pas lu le premier, ni vu la seconde, je vous invite, non, je vous ordonne de réparer cela dans les meilleurs délais !!!

Donc, voilà pourquoi je ne pouvais pas passer à côté de ce livre. Par contre, les références sont hautes et j'espère qu'il sera à la hauteur des prétentions de ses éditeurs ...

 

 


De quoi ça parle ?

 

East, quinze ans, est chef des guetteurs devant la taule, une maison où l’on vend et consomme de la dope, dans un ghetto de Los Angeles. On ne saura jamais pourquoi ni comment, car la petite bande n’a rien vu venir, mais un jour les flics débarquent. La taule est fermée, East doit se racheter. En allant dans le Wisconsin éliminer un juge, témoin compromettant. Accompagné de son frère Ty, douze ans et complètement fêlé, d’un pseudo-étudiant et d’un gros plutôt futé. Sans armes, avec de faux papiers et quelques dollars en poche. À bord du monospace bleu pouilleux qui quitte le soleil californien pour le froid des Grands Lacs, l’ambiance est de plus en plus crispée. Et, à l’arrivée, rien ne se passera comme prévu. Roman noir écrit au cordeau, voyage initiatique qui infléchit les destinées, Dodgers fait penser à "The Wire" et à "Clockers". Mieux : il y a là une tonalité poignante, une poésie tragique, un je-ne-sais-quoi d’électrisant tout à fait uniques.

 

 

 


 

Ce que j'ai à en dire après lecture ?

 

 

Je dis "non, non et encore non !!!" Pas au livre mais aux références en 4ème de couv' ! Il serait bien que ceux qui les rédigent lisent les livres, que diantre !!! Ou alors qu'ils écrivent, noir sur blanc, qu'ils nous prennent pour des imbéciles ! Il n'y a rien de commun entre Dodgers et Clockers, et encore moins The Wire ... Fort heureusement, Dodgers fut une lecture de qualité sinon je crois que je portais plainte ! Où ça ? À la répression des fraudes avec pour motif "contrebande de références" !!! Et oui, je suis une dingue, moi ... Nanmého ! Faut pas pousser mémé dans les orties, hein ?!??!

 

Revenons-en au livre après ce coup de gueule exutoire ...

Tout commence à Los Angeles où un gamin des rues, à la tête d'une petite bande de guetteurs pour un caïd de la drogue, voit mourir sous ses yeux une petite fille lors d'une descente de police. Victime innocente d'une guerre des rues qui voit s'affronter des gosses du ghetto, simples marionnettes de chefs de gang, aux forces de l'ordre, bras armés des politiciens au pouvoir !

De cet événement tragique va découler tout le reste car, pour se racheter de cette "erreur", le jeune ado va accepter de faire partie d'une expédition criminelle et partir sur les routes, accompagné de trois autres mômes.

Bill Beverly nous embarque dans le monospace, un lieu restreint en opposition avec les grands espaces qu'ils vont devoir traverser pour atteindre la cible du contrat. Où se situe réellement le danger ? À l'extérieur où un monde totalement inconnu se dévoile aux yeux de jeunes qui ne sont jamais sortis de leur ghetto ? Ou à l'intérieur où les règles qui régissent leur vie ont encore cours ?

Plus qu'un voyage initiatique, ce road trip va être une réelle prise de conscience pour le personnage principal ... Quelle décision se trouvera au bout du chemin ?

Encore une fois, il est ici question de déterminisme social, de racisme, d'un rapport à la violence dénué d'humanisme, ingrédients de base de tout bon roman noir. Mais ce n'est pas que cela ! Ce premier roman est aussi un livre formidablement bien écrit qui sait recréer ce climat particulièrement tendu entre les protagonistes, un livre où notre empathie est exacerbée par le désenchantement qui semble déjà peser sur leurs jeunes épaules.

Sans hésiter, Dodgers laisse augurer un bel avenir à son auteur et de belles heures de lecture à son public ...

 

 

Ma note : 17/20

 

 


 



09/10/2016
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