Fan2polar mais pas que ...

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ELLORY R.J. - Les Assassins

 

 

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Pourquoi ce livre ?

 

 Après avoir lu Un coeur sombre et découvert la qualité de plume de R.J. Ellory, j'avais choisi comme prochaine lecture de cet auteur ce roman, et ce malgré les commentaires quelque peu mitigés glanés ici ou là. Je ne pensais pas faire cette lecture de suite mais ma copin'aute Cinnamon en a décidé autrement en me la choisissant pour notre Challenge "Pioche dans ma PàL".

 


 De quoi ça parle ?

 

 Sur 18.000 meurtres par an aux Etats-Unis, seulement 200 sont le fait de tueurs en série. Aussi les forces de police ne privilégient-elles que rarement la piste du serial killer. Lorsque quatre homicides sont commis en quinze jours à New York, selon des modes opératoires complètement différents, personne ne pense à faire le lien entre eux. Personne, sauf John Costello. Documentaliste au City Herald, et véritable encyclopédie vivante des serial killers, celui-ci découvre en effet qu'ils ont été commis à la date anniversaire d'un meurtre passé, oeuvre chaque fois d'un tueur en série célèbre, selon une procédure rigoureusement identique. Y aurait-il dans la ville un serial killer qui s'inspire de ses prédécesseurs pour leur rendre un funèbre hommage ?

 


 Ce que j'ai à en dire après lecture ?

 

 

Si vous avez une fascination pour les serials killers qui ont marqué l’histoire du crime, ce roman est pour vous ! R.J. Ellory a bossé son sujet, croyez-moi ! Personnellement, si je suis une aficionada des polars, j’avoue que je ne suis pas très calée en Histoire de la criminalité. Ma préférence littéraire se cantonne à la fiction et je ne suis pas très friande des biographies, enquêtes journalistiques, analyses psychiatriques sur les divers maniaques, sadiques, pervers, tueurs, violeurs, monstres qui ont défrayés la chronique et mis la police sur les dents par leurs meurtres où l’atrocité côtoyait la barbarie. Dans Les Assassins, un copycat a choisi d’honorer la mémoire de certaines de ces "icônes du meurtre" en répétant, à la date anniversaire, le modus operandi de leurs crimes.

 

Sur une trame assez classique, un flic, une journaliste et un électron libre à la fois enquêteur et victime, R.J. Ellory construit un récit extrêmement bien mené, bousculant les règles du genre avec talent. Nous sommes happés par l’intrigue et n’avons d’autre choix que de tourner les pages avec frénésie ! Même si l’aspect psychologique des personnages principaux m’a parfois semblé quelque peu survolé, j’ai pris un réel plaisir à suivre leurs pas dans ceux du tueur (des tueurs ?).

L’auteur évite les écueils du voyeurisme, du sensationnalisme pour nous livrer un roman noir où, en mêlant fiction et réalité, il nous interroge sur cette fascination macabre que nous éprouvons, à différents niveaux, pour ces tueurs sanguinaires. Il pointe aussi le doigt sur le rôle de la presse qui fait ses choux gras de ces "faits divers" en leur offrant une vitrine et parfois même, une tribune pour s’exprimer. Il n’épargne pas non plus les hautes instances de la police qui, tributaire du pouvoir politique, placent leurs priorités dans un ordre déconcertant pour les simples enquêteurs de terrain.

 

Pour conclure je me dois de parler de la fin, qui peut décevoir par sa simplicité au vu de la complexité dans laquelle l’auteur nous avait plongés tout au long du roman. Après quelques jours à m’interroger dessus, j’en suis venue à penser qu’elle était peut-être une réelle volonté de R.J. Ellory. En effet, je ne peux croire qu’un auteur de cette qualité se soit contenté de balancer une fin aussi simpliste par flemme, par manque d’imagination. Je pense, au contraire, que cette fin a été mûrement réfléchie et qu’elle exprime précisément le fond de la pensée de l’auteur … il n’y a pas d’explications, pas de motivations qui peuvent justifier l’horreur dont sont capables certains êtres humains. La folie criminelle restera toujours hors de nos capacités d’entendement et nous ne serons toujours que des témoins horrifiés des actes barbares commis par des illuminés, tous genres confondus.

 

Une chose est sûre, après Un cœur sombre, Les Assassins confirme tout le bien que je pensais de R.J. Ellory et aiguise mon envie de continuer à le découvrir ...

 

 

 

 

 

Ma note : 17/20

 

 

 


 



22/12/2016
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