Fan2polar mais pas que ...

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McPARTLIN Anna - Les derniers jours de Rabbit Hayes

 

 

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 Pourquoi ce livre ?

 

 

Sûrement pas grâce à sa couverture ! J'ai lu, ici ou là, que beaucoup de lecteurs (lectrices ?) avaient "craqué" pour celle-ci et, franchement, je me demande pourquoi. Mais l'habit ne faisant pas le moine, c'est surtout pour changer de "genre" que je me suis tournée vers ce roman dont j'avais pas mal entendu parler tout au long de l'année. Le sujet n'est pas vraiment gai mais, bien traité, cela peut donner lieu à un très bon moment de lecture. Et comme dit le dicton - qui ne tente rien, n'a rien - j'ai donc décidé de tenter ...

 


  De quoi ça parle ?

 

 

Quand Mia, que l’on surnomme affectueusement Rabbit, entre en maison de repos, elle n’a plus que neuf jours à vivre, même si elle refuse de l’accepter, tout comme ses proches qui assistent, impuissants, au déclin de leur fille, sœur, mère ou amie. Tous sont présents à ses côtés pour la soutenir : Jack et Molly, ses parents, incapables de dire adieu à leur enfant ; Davey et Grace, son frère et sa sœur, qui la considèrent toujours comme la petite dernière de la famille ; Marjorie, sa meilleure amie et confidente ; et enfin Juliet, sa fille de 12 ans, qu’elle élève seule. À mesure que les jours passent et que l’espoir de sauver Rabbit s’amenuise, sa famille et ses amis sont amenés à s’interroger sur leur vie et la manière dont ils vont se construire sans cette femme qui leur a tant apporté. Rabbit est au cœur de ce petit groupe et des préoccupations de chacun de ses membres. Si elle a perdu la bataille, celle-ci ne fait que commencer pour son entourage. Et Rabbit a quelques idées bien particulières pour leur faciliter la tâche. Mais très peu de temps pour les mettre en œuvre...

 


 Ce que j'ai à en dire après lecture ?

 

 

 Plus nous prenons de l'âge, plus nous nous trouvons confrontés à cette grande inconnue qu'est la disparition d'un proche. Accident ou maladie, la mort s'invite dans notre vie quand bon lui semble ! C'est ainsi, cela fait partie de la vie et si nous n'avons pas la mainmise sur cela, nous pouvons néanmoins avoir un rôle à jouer. Dans le cas d'un accident, la confrontation est brutale et il faut trouver la force en soi pour se relever et accepter de continuer sans l'être aimé. Dans le cas d'une maladie, le rapport avec la mort est plus insidieux, plus pernicieux même, car l'être aimé est encore là, parmi nous ... et pourtant nous savons que sa présence est éphémère. Comment vivre le présent en sachant qu'il n'a plus d'avenir ? Comment imaginer un futur où il ne sera plus présent ?

 

De ces instants fragiles, les derniers jours partagés avec un(e) mourant(e), Anna McPartlin a choisi d'en faire un livre sur la vie, sur l'amour. Car Les derniers jours de Rabbit Hayes sont remplis de vie, d'amour ! Il faut dire qu'elle est formidablement bien entourée Rabbit. Ses parents, ses frère et sœur, sa fille, ses neveux, ses amis, le personnel soignant ... tous sont à ses côtés pour l'accompagner du mieux qu'ils peuvent vers sa fin qui se rapproche inéluctablement. Tous, chacun à leur tour, vont passer par différents stades, de l'espoir à la renonciation, de la colère à l'acceptation, de la douleur à la résignation mais tous vont contribuer au lâcher prise de Rabbit quand il le faudra. Des personnages ordinaires qui se comportent de façon extraordinaire ...

 

 C'est un très joli livre, beaucoup plus gai et drôle que ce que laissait penser sa 4ème de couv', que j'ai découvert. L'écriture est très agréable, fluide et ne se perd pas dans des circonlocutions qui alourdiraient le récit. L'ensemble, fond et forme, est homogène et rend la lecture plaisante. Il m'a cependant manqué quelque chose pour que ce roman soit un coup de cœur ! Je sais ce que vous vous dites - elle n'est jamais contente ! - et vous avez peut-être raison mais je me dois d'être honnête avec vous, non ?

 

 

Les derniers jours de Rabbit Hayes manque d'aspérités à mon goût, tout est bien trop lisse dans cet univers. Anna McPartlin nous dépeint une galerie de personnages émouvants, drôles, touchants ect ... mais cette uniformité de caractères a fini par me lasser. Un peu comme si leur exemplarité perdait de son ampleur en n'étant pas confrontée à un peu de cynisme, un peu de rouerie, un peu de lâcheté ...

En fiction, j'ai peut-être besoin qu'il y ait un "méchant" à détester pour aimer encore plus les "bons" comme dans les contes de mon enfance, qui sait ?

 

 

Il n'empêche que je vous invite à partager Les derniers jours de Rabbit Hayes, vous en sortirez amoureux de la vie !

 

 

 

 

 

 Ma note : 15/20

 

 

 

 


 

 



22/11/2016
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