Fan2polar mais pas que ...

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REDONDO Dolorès - Le gardien invisible

 

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De quoi ça parle ?

 

Le cadavre d’une jeune fille est découvert sur les bords de la rivière Baztán dans une étrange mise en scène. Très vite, les croyances basques surgissent : et si toute cette horreur était l’oeuvre du basajaun, un être mythologique ? L’inspectrice Amaia Salazar, femme de tête en charge de l’enquête, se voit contrainte de revenir sur les lieux de son enfance qu’elle a tenté de fuir toute sa vie durant.  Jonglant entre les techniques d’investigation scientifique modernes et les croyances populaires, Amaia Salazar devra mettre la main sur ce gardien invisible qui perturbe la vie paisible des habitants d’Elizondo.

 

 


 Ce que j'ai à en dire après lecture ?

 



Si la lecture de ce roman s’est avérée "facile", la rédaction de mon avis est plus "compliquée" ! La difficulté vient sûrement du fait que Le gardien invisible est un livre multi-facettes et que cette diversité de genres brouille quelque peu mon analyse a posteriori.

 

Tout commence comme un polar classique avec la découverte de corps de jeunes filles et où le modus operandi fait penser qu’il s’agit d’un seul tueur. Le choix du responsable de la police pour nommer l’enquêteur en charge de cette affaire va créer quelques dissensions au sein de l’équipe. Ce choix est pourtant tout à fait justifié, une enquêtrice originaire de la région où sont retrouvés les corps et, qui plus est, une enquêtrice ayant effectué un stage de formation aux méthodes du FBI à Quantico. Avec ce démarrage, je m’attendais donc à suivre une enquête sur ces meurtres avec en toile de fond les rapports humains au sein de l’équipe - tout ce que j'aime dans les polars - eh bien, non ! Ou du moins pas vraiment !

 

Dolorès Redondo a choisi de privilégier l’aspect régional dans son roman reléguant par là-même l'enquête au deuxième plan, voire au troisième. Et j’avoue que cette facette a provoqué chez moi un certain détachement. Je ne suis pas une grande passionnée des mythes et croyances attachés à certaines régions, je l’avoue. Donc, si j’ai trouvé intéressant de découvrir le pays basque – côté espagnol – à travers ses croyances séculaires, j’ai eu l'impression de certaines longueurs, ou plutôt de certaines lenteurs. L’auteure semble avoir une affection très prononcée pour les légendes de cette (sa ?) région mais, personnellement, j’ai eu un peu de mal à adhérer au côté fantastique que prenait parfois le récit.

 

Fort heureusement, mon intérêt a été maintenu par la dernière facette de ce roman. Car, en faisant retourner sa protagoniste sur les lieux de ses origines, Dolorès Redondo met en place un climat très bien maîtrisé où les rapports familiaux particulièrement chargés en ressentiments et non-dits vont insuffler une tension dramatique palpable donnant ainsi à l’intrigue un développement surprenant.

 

Le gardien invisible est le premier volet d’une trilogie et, même si l’aspect trop détaillé des légendes régionales m’a semblé peu utile dans l’intrigue, je suis curieuse de retrouver le personnage central pour connaître son évolution personnelle. De plus, le style de Dolorès Redondo est très agréable, sans chichis et sait retenir l’attention du lecteur dans la durée. Mon seul souhait, si je devais en avoir un, serait que l’aspect policier soit plus présent dans les opus suivants et que l’auteure s’attache plus à construire une véritable structure à son enquête.

Ce souhait exprimé, je suis prête à repartir au Pays Basque ...

 

 

 

 

 

 

Ma note : 15/20

 

 

 


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17/02/2017
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