Fan2polar mais pas que ...

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TURÈLL Dan - Meurtre à l'heure de pointe

 

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 De quoi ça parle ?

 

C'est l'été à Copenhague. Le narrateur, journaliste à La Dépêche de Copenhague, se balade en ville quand il tombe par hasard sur le groupe de jazz dont il a fait autrefois partie et qui est toujours mené par son ancien ami guitariste, Carsten. Sous ses yeux, celui-ci s'effondre soudain. L'autopsie révèlera qu'il ne s'agissait pas d'une overdose, prévisible, mais d'un empoisonnement. Le journaliste endosse alors son rôle épisodique d'enquêteur afin de découvrir l'assassin de son ami.


Ce que j'ai à en dire après lecture ?

 

 

J'ai lu ce roman sans savoir qu'il s'agissait d'une seconde "enquête" du personnage principal. Si cette méconnaissance de la bibliographie de l'auteur n'a pas vraiment gênée ma lecture - l'intrigue étant totalement indépendante - j'avoue que, dans la compréhension des rapports entre les différents protagonistes, j'ai mis un peu de temps à pouvoir situer les uns et les autres. Et un autre aspect m'a quelque peu déconcertée au début, le style et l'humour de l'auteur ! Je ne sais pas si cela est dû à la traduction - Dan Turèll étant danois - ou véritablement à l'écriture de celui-ci mais il m'a fallu un petit temps d'adaptation.

 

Avec le recul, je me demande si la drôle d'impression que j'ai pu ressentir au début ne vient pas, tout simplement, de la façon qu'a l'auteur d'aborder l'intrigue. Je m'explique !

Ecrit à la première personne, ce roman ne donne donc qu'une vision, celle du narrateur - qui me semble très proche de l'auteur, son double d'une certaine façon. Ce choix de narration - et de caractère du narrateur - donne donc lieu à beaucoup de regards sur la société, beaucoup de jugements d'appréciation sur ses congénères, beaucoup de moments où l'intrigue est mise au second plan, quoi ! Je conçois que cela puisse en rebuter certains mais ce ne fut pas mon cas cette fois-ci. Parfois, dans mes lectures, ce n'est pas l'intérêt purement fictionnel qui prime.

Ici, il paraît clair que Dan Turèll n'a pas cherché à construire son récit autour de l'intrigue de départ - elle ne sert que de ligne directrice au roman - mais autour de son protagoniste principal. Je peux complètement me tromper dans l'interprétation de la volonté de l'auteur mais c'est mon ressenti ...

 

Alors même si je pense que l'intrigue aurait méritée plus d'attention, plus de construction, la lecture de ce court - moins de 300 pages - roman me laisse une sensation pas désagréable du tout. J'ai découvert un auteur avec un regard assez acerbe sur ses contemporains et un certain sens de la dérision. C'est donc une balade littéraire que je vous conseille de faire. Une balade à la fois sombre, grinçante et humoristique - pour peu que vous soyez sensible à l'humour un peu noir, évidemment - dans un Copenhague un peu moins connu des touristes.

 

De mon côté, après avoir consulté la courte biographie de cet auteur sur Wiki, je pense lire ses deux seuls autres romans parus en France pour essayer de comprendre pourquoi, alors qu'au Danemark Dan Turèll est considéré comme un auteur culte, il est aussi méconnu en France. Sa mort prématurée en 1993 - soit avant la "mode des polars nordiques" - est peut-être l'explication ...

 

 

 

 

 

 

Ma note : 14/20

 

 

 


 



09/03/2017
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